1°/ Gestion financière et trésorerie
Pour avoir une chance de gagner régulièrement aux courses, il est essentiel d’avoir un budget totalement alloué aux paris hippiques. Cela ne veut pas dire que vous serez certain d’être bénéficiaire, mais si vous n’avez aucune gestion financière, il est alors certain que vous ne le deviendrez jamais ! Cela est d’autant plus vrai pour le pari Multi où la somme de base est déjà de 3 euro, et les mises à engager en champ réduit évidemment bien plus importantes encore…
A quoi sert d’avoir une trésorerie dédiée ? Avant toute chose, avoir une trésorerie permet de savoir ce que l’on joue. Cela paraît évident, mais savoir ce que l’on joue, c’est savoir ce que l’on perd… Ainsi, cela permet, lorsque l’on gagne, de savoir ce que l’on gagne véritablement (notion de gain net). C’est seulement ainsi qu’un joueur peut savoir s’il est ou non bénéficiaire sur le long terme (1 mois, 1 trimestre ou 1 an par exemple). Par ailleurs, la trésorerie dédiée permet à chacun de ne pas empiéter sur le budget de la famille (toit, nourriture, dettes…) et ainsi d’éviter toute dérive financière et drame personnel. Sans aller jusqu’à ces extrémités, la discipline financière permet de posséder un vrai confort de jeu. Tout bêtement car, comme les sportifs, on joue mieux sans pression. Ici, il s’agit de pression financière, exercée par une mise qui ne supporte pas l’échec. Cette pression intervient quand on mise trop, et/ou quand on mise de l’argent que la morale ou le bon sens nous aurait interdit de jouer (dans le cas où cet argent aurait du servir à autres choses de plus central).
Enfin, la trésorerie dédiée impose de se fixer des limites. Si vous acceptez au préalable de vous y tenir, vous devez alors toujours jouer de façon réfléchi, en étudiant les courses, mais avant tout, en sélectionnant très peu de jeux (parmi les jeux proposés par le PMU : simple, couplé, trio, 2/4, multi…), et surtout très peu de courses.
Justement :
Le choix des jeux : Une bonne gestion financière doit permettre de différencier les types de jeu. Ainsi, si vous jouez à la fois au jeu simple gagnant et au multi, il est important d’avoir, sinon deux trésoreries, au moins un tableau de suivi vous permettant de distinguer les mises et les gains/pertes pour chaque type de jeu. Ensuite, il est important de ne pas se disperser, de se tenir à un à deux types de jeu parmi ceux avec lesquels vous vous sentez le plus à l’aise. En l’occurrence, si vous avez des affinités avec le multi, mieux vaut investir principalement votre argent dessus « en fil conducteur », ce qui ne vous empêchent pas de jouer vos bases en 2/4 ou en couplé si vous les sentez bien, voir en jeu simple gagnant pour votre super base, si vous jugez ce choix pertinent. Mais, dans la mesure du possible, se tenir à un seul jeu est le meilleur moyen d’obtenir des repères, et donc des résultats sur le long terme.
Le choix des courses : au-delà du choix des jeux, le choix des courses est primordial. D’abord ne jouez plutôt que les types de courses avec lesquelles vous êtes à l’aise (trot, plat, obstacle). Ensuite, il est possible d’affiner le choix avec d’autres paramètres : Le choix de « l’information disponible » est selon moi capital. Ainsi, vous pouvez choisir de ne jouer que les courses support du quinté+, car vous avez a disposition (quotidien sportif, sites online, chaîne TV Equidia) l’objectif de chaque participant (l’avis de l’entourage), l’avis détaillé des pronostiqueurs, les synthèses et les lignes (courses références). Ainsi, en ne choisissant que les supports quinté, vous augmentez vos chances de trouver les bases les plus fiables et de dénicher les outsiders les plus séduisants.
Vous devez également écarter des courses « loto » comme par exemple les courses en plat pour 3 ans effectuées sur 1200m en ligne droite… Vous pouvez également privilégié les départs voltés plutôt que les départs à l’autostart. Idem, pour les courses à 19 ou 20 partants. Il est difficile même en champ réduit de prévoir les quatre premiers de ce genre d’épreuve, même au trot où les circonstances de course joueront pour beaucoup. Pareil pour les courses avec seulement 13 ou 14 partants, qui seront apparemment facile à prévoir, mais où en fait, le rythme de l’épreuve pourra déterminer l’arriver et donc fausser les analyses… et même en cas de gains, ceux-ci seront très souvent décevants avec si peu de partants. Enfin, lorsque tous les paramètres sont au vert, n’hésitez pas à … ne pas jouer, si vous n’avez pas de bases fiables ! C’est l’élément le plus important : Il vous faut être quasi certain d’obtenir le 2/4 avec vos bases. En cas de doute, abstenez-vous. De mon point de vue, je privilégie les courses de trot support du quinté + et parfois support du deuxième multi 2/4 si les bases me paraissent fiables. De préférence les courses avec 15, 16,17 ou 18 partants (16 étant souvent l’idéal). Egalement les quintés d’obstacles si deux bases me paraissent très fiables, et pour le coup, quelque soit le nombre de partants. Comme beaucoup, il m’arrive encore de jouer sans avoir ses garanties… Et il n’y a pas de fumée sans feu, car j’estime à seulement 10 à 15% mes multi gagnants issus de courses que « je ne sentais pas »… C’est donc une discipline de tous les jours !
Mises et capital disponible : Question d’importance… De quel capital dois-je disposer ?
Bien évidemment cela dépend de vos moyens financiers personnels, mais cela doit aussi et surtout dépendre :
- De vos mises moyennes.
- De l’écart maximum constaté
- Du pourcentage moyen de ticket gagnant
- Du gain moyen par ticket gagnant
A moins de ne jouer à blanc, il est difficile d’avoir une idée précise des trois derniers points. Il est en tout cas très imprudent de débuter avec une trésorerie inférieur à 20 fois votre mise moyenne. Ainsi, si vous souhaitez vous lancer dans une formule multi à 45€, il vous disposer au minimum de 900€, afin de supporter les écarts ! Ensuite, si vous augmenter de 25% votre trésorerie (1125€ dans l’exemple), vous pourrez à ce moment là augmenter de 25% votre mise moyenne (60€). Idem, si vous trésorerie baisse d’un tiers (à 600€), prévoyez alors de diminuer proportionnellement vos investissements (30€ par multi). Ainsi vous optimisez vos chances de survie, et comme au Poker, tant qu’on est vie, on a toujours une chance de voir son tapis de départ multiplier.
En moyenne, je dépense 130€ par multi. 130x20=2600€. Une trésorerie de l’ordre de 3000€ doit donc s’avérer suffisante pour supporter les écarts. Attention, toutefois, car au multi encore plus qu’ailleurs, les écarts peuvent être importants, et au regard des sommes investis dans chaque course, la trésorerie de départ peut augmenter aussi vite qu’elle peut fondre… A mon sens, 30 fois la mise moyenne est plus sécurisant et permet de mieux jouer, car de façon plus sereine.
A venir : 2°/ Se constituer sa trésorerie

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